Mon père, qui paie probablement le prix de sa sortie déjà longue de la veille, peine dès les premières foulées. L'attendre me permet d'une part de me reposer, et d'autre part de prendre le temps de cadrer quelques photos.

Dès l'arrivée sur le plateau, après avoir passé le centre de recherche mondial de Danone (et, de facto, de Kraft Biscuits) et les bâtiments de Thalès et de Sup'Optic, le lever du soleil sur ce vaste plateau encore humide et aux couleurs automnales offre un spectacle saisissant.


Sur la route de Vauhallan


L'Abbaye de Limon bercée par le soleil rasant


Une lande en hiver, à 20 km de Paris

La descente sur Vauhallan et la vallée de la Bièvre emprunte des portions du Castor Fou.


L'Castor Junior photographie l'Castor Senior sur les traces du Castor Fou...


Point d'amoureux qui se bécotent...


... sur ces bancs pourtant parfaitement accessibles au public


Etrange, le bonhomme en gris et rouge n'a pas de reflet à gauche

Le souterrain qui permet de franchir la ligne C du RER à Bièvres est encore légèrement verglacé, et je manque de peu de tâter du bitume d'un peu près. Un cycliste que nous rencontrons n'y a pas coupé lui, et a fini sa course dans le décor. Nous proposons de l'aider, mais il attend la voiture balai.


La lande semble bien loin soudain


N'est-ce pas un endroit rêvé pour une balise du Raid 28 ?

La traversée du Parc Ratel à Bièvres et, pour mon père comme pour moi, une expérience inédite. Je suis presque surpris qu'il puisse encore découvrir des chemins si proches de ses zones d'entraînement préférées depuis des années.


Au moins, dans ces conditions, nous n'aurons pas peur de nous promener dans le bois du même nom !

D'ailleurs, faute de loup, c'est une bande de coureurs que nous rencontrons dès la première côte, raide, de ce bois. A mon grand plaisir, je retrouve, au sein de ce groupe, JC, le pote de foutu, que j'avais côtoyé notamment lors de la Mauritanienne Race 200 en début d'année. Ce dernier ne manque pas de me rappeler gentiment que j'ai l'air plus fringant qu'à l'Origole trois semaines avant (la première course où j'avais été mis hors délais...). Après qu'il a salué mon père, nous les laissons repartir tranquillement vers Palaiseau, tandis que nous poursuivons vers le pays des castors.


Ca y est, nous rentrons dans le pays des Castors randonneurs


Promenons-nous dans les bois


Des castors, encore des castors


Chemin paisible et abrité


Ce bus pourtant n'ira pas plus loin


Les castors prolifèrent même aux abords de la base de Villacoublay


Après le bois du loup pendu, une ambiance étrange règne dans celui de l'homme mort


Ah, enfin un arbre isolé clairement isolé !


Jouy en Josas, chargée d'histoire industrielle à deux pas de Versailles


Les deux-roues doivent s'amuser comme des petits fous ici


On ne trouve pas qu'HEC à Jouy : Léon Blum y est enterré


Ces décors m'évoquent toujours le voyage...


Et si, derrière cette grille aux allures de Prison Break, se cachait une balise ?

Arrivés à la gare de Jouy, nous remontons vers les Loges en Josas, mais décidons pour une fois de contourner le Golf de Saint Marc par l'ouest.

Ce chemin nous amène finalement tout droit, en partie à cause d'une erreur d'inattention de ma part (j'ai laissé, sur ma gauche, une sente-raccourci avant le centre de cardiologie infantile), vers le début du parcours du Raid 28 2006 qui nous avait tant réussi en nous offrant une troisième place sur un plateau.

Je reconnais notamment la butée de terre que, dans ma mémoire sélective et défaillante, j'imaginais bien plus loin dans l'épreuve.

Le terrain devient ici assez boueux, mais je ne regrette pas mon erreur de tracé et le petit kilomètre supplémentaire qu'elle nous impose.


Toujours ces images de lande en hiver


Même heure, même place, et ambiance pourtant bien différente


A le voir en été, on oublie souvent que le colza est vert le plus clair de l'année...


Autre ambiance : le CEA à Saclay


Sur l'autoroute des vacances


Mieux vaut rspecter la signalisation sur la N118...

Le retour au bercail s'effectue sur une allure soutenue pour le diesel que je suis, à plus de 11 km/h, tiré par un Castor Senior lui-même piqué au vif par un avion qui nous double sur la piste cyclable devant la station Total.

Je parviens néanmoins à boucler les trente et quelque kilomètres quelques minutes avant mon père, en un peu plus de 3h25'.

2007 se termine sous les meilleurs auspices !

à+

 L'Castor Junior