Ce matin, au réveil, les conditions ont chanég du tout au tout : plus de pluie à l'horizon, et un soleil magnifique est annoncé autour de Fontainebleau. Banco, je file illico... en oubliant simplement de remplir mes bidons d'eau...
Après un retour au stand indispensable, je peux enfin m'élancer sur la route de Noisy sur Ecole, où je parviens quelque cinq minutes avant l'heure de rendez-vous. C'est d'autant plus important que je ne suis pas attendu...

Coli, gdraid, JLW, reivilog, MiniFranck, Taroc78 et sa clique sont déjà là, et d'autres, dont jdecool nous rejoignent rapidement. Dommage que nous n'ayions pas fait de photo de groupe, car elle aurait été impressionnante. Je pense que nous étions près de 35, monopolisant les meilleures places du parking du Cimetière.


Coli et gdraid discutent comme des petits flous de leurs courses passées ou à venir dans le désert...

Nous nous élançons à 9h15, en décidant que le hasard et surtout la vitesse de progression des uns et des autres constitueraient rapidement quelques groupes plus restreints.

Je tiens à peu près le rythme sur les premières bosses, et en profite pour faire quelques photos en espérant profiter une fois de plus d'une lumière hivernale qui me semble parfaite. Je cherche les contre-jours et prends tout mon temps, mais on est loin de la magie de la semaine dernière dans la Vallée de la Bièvre.


Quelques unes respirent tout de même cette paradoxale chaleur hivernale


gdraid reconnaissable entre tous avec son bâton qu'il avait même utilisé à Antibes et Monaco


La procession des coureurs du dimanche s'étend dans les couleurs automnales


Ayant légèrement "coupé" par la crête, je peux prendre certains coureurs de face


La plupart sont déjà à l'attaque d'un des nombreux rochers qui marquent les bosses du parcours


Certains maîtrisent parfaitement l'escalade, ce n'est pas superflu ici


Tentative un peu vaine de figer cet instant éphèmère


Coli, devant moi, ferme la marche de cette longue procession

Le temps pris pour ces photos, dont je vous ai épargné un grand nombre d'échecs brûlants, conjugué à mes talents inénarrables de descendeur sur sol glissant, me met singulièrement à la traîne, et je dois cravacher sérieusement pour recoller à mes camarades de jeu. Est-ce à ce moment ou, plus vraisemblablement, en me frottant de trop près à un rocher, que j'ai appuyé par inadvertance sur le bouton de mon Forerunner ? Toujours est-il que ma trace du jour se retrouve définitivement amputée d'un bon kilomètre...


La jonction s'opère finalement rapidement, après que j'ai remis en route mon GPS


Les couleurs sont toujours très chaudes, et moi toujours aussi à la traîne

Je finis néanmoins par me faire distancer par le gros de la troupe, tandis que Coli et un couple de coureurs visiblement peu habitués à ce genre de terrain semblent peiner un peu derrière, sous l'oeil bienveillant de gdraid.

Je me retrouve donc seul au moment d'entrer dans la sablière, jusqu'à ce que je rettrape Wendy, que j'avais déjà croisée lors du OFF des gares parisiennes en décembre. Nous allons effectuer une bonne partie du parcours tous les deux, retrouvant par intermittence un autre coureur qui semble avoir décidé de faire certaiens bosses plusieurs fois...


Puissant contrejour à l'extrémité nord-ouest du circuit


Une mer de brume sur le Bois Rond

En redescendant sur la sablière, nous apercevons gdraid qui nous remet sur le droit chemin et nous indique que les premiers sont passés depuis un bon quart d'heure, tandis que Coli et le couple de coureurs viennent tout juste de s'élancer sur nos pas.

Wendy et moi continuons notre bonhomme de chemin, et ce n'est qu'à partir du monument que, pendant quelques bosses, nous commençons à entendre puis voir, sur la bosse suivante, la partie de la troupe la plus proche de nous.


On ne compte plus les croix aux abords du monument

Nous faisons la jonction avec un petit groupe peu de temps après. La plupart de ces coureurs, du club de Taroc78, sont surtout des coureurs sur route, et certains découvrent le "trail" pour la première fois, en vue de leur participation à l'ultra de l'Aubrac ce printemps. Beau programme et bel objectif !

Nous faisons route commune jusqu'à la bifurcation entre le Potala et la variante du Diplodocus, où je crains de me retrouver seul à embarquer pour le Potala, pensant que le Diplodocus attirea davantage mes camarades de jeu que je distance quelque peu depuis que j'ai cessé de prendre des photos.

Pour mon bonheur, je m'aperçois qu'ils ont fait le même choix que moi, et nous pouvons donc continuer notre périple à six-sept. Je me permets même de ressortir par intermittence mon appareil photo, pour les derniers clichés présentables.


Terre et couleur me plongent au coeur de la forêt bretonne


Petite pensée amicale pour la tortue nantaise

Arrivé sur les platières et leur cheminement de haut vol sur les crêtes, je préfère jouer la prudence en évitant les rochers lisses et humides et en privilégiant les passages de cette terre mêlée de sable et d'aiguilles de pin. Je m'efforce tout de même de suivre le parcours balisé au plus près.

Las, mes camarades ont semble-t-il préféré éviter toute cette bosse, et je les entends et les vois passer en contrebas. Je leur signale qu'ils s'éloignent du circuit, mais ils ne m'entendent pas. J'imagine alors qu'ils ont opté pour un raccourci qu'ils connaissent, et que j'ai donc de fortes chances de terminer maintenant seul, et bon dernier, cette sortie à 35 sur les 25 Bosses...

Heureusement, la fin du parcours, dans le sens horaire, est plutôt roulante, hormis les deux dernières bosses et leur cohorte de marches hautes. En revanche, plus de passages aériens comme sur les platières, ni de défilés rocheux.

Je n'ose jeter un oeil au chrono, et préfère regarder ma progression sur la petite carte du Forerunner 205, qui me confirme que j'approche à grands pas du point de départ.

Finalement, je parviens au parking vers 12h35, après plus de 3h20' de promenade dans les rochers, soit un temps finalement correct pour moi, même si je me suis autorisé davantage de libertés avec le balisage que d'habitude.

La plupart de mes camarades de jeu sont déjà arrivés, et plusieurs sont changés. Ne manquent, finalement, que le petit groupe que j'ai vu passer en contrebas dans le Potala. Heureusement, un coup de fil de Brigitte nous confirme qu'ils vont bien, et pensent arriver assez rapidement.

Je dois, pour ma part, m'éclipser, et salue donc la troupe, ratant ainsi, d'après les messages d'après course sur le forum Kikouroù, une délicieuse tête de porc...

La matinée dut en tout cas très belle, à tous points de vue.

à+

L'Castor Junior