Je ne profite cependant que peu de temsp de ces sensations, manquant de me faire mordre par un chien mollement tenu en laisse par un couple qui semble presque me reprocher de courir à leur proximité. Il y a des baffes qui se perdent...

Après cet intermède divertissant quoiqu'assez violent pour le coeur, je reprends ma route habituelle sur la piste cyclable qui monte sur le plateau des Ulis.

La circulation assez dense sur le CD 35 m'oblige à une pause plus longue que prévue, mais on ne rigole pas avec sa sécurité et celle des autres. Je pense cependant toujours, lorsque je traverse cet axe fréquenté, à ce que doivent penser les automobilistes qui voient un gars en collant traverser la route en courant...

Petite pause devant les jardins familiaux pour tenter de profiter de la belle lumière qu'offre une fois de plus le soleil levant dans l'ambiance hivernale.


Las, l'astre du jour irradie déjà trop, et trop haut dans le ciel


Je ne me lasse pas, en revanche, de la vue de ces arbres nus

Arrivé sur la plaine de Villeziers, je tente de retranscrire la vision de ces vastes champs sis entre la ville moderne et le Château de Saint Jean de Beauregard.


Petite pensée pour Lolarun. Je dois cependant passer mon chemin

En reprenant mon rythme de croisière, je manque de me faire écraser par un automobiliste qui semble prendre un malin plaisir à ma frôler alors qu'il dispose de toute la voie pour respecter des distances confortables. Décidément, aujourd'hui, j'aurais pu distribueles baffes à tour de bras...

Je peux néanmoins aborder ce circuit, entièrement sur route, qui a, entre autres avantages, celui de mesurer précisément quatre kilomètres. Pratique pour s'étalonner !

Je garde tout de même l'appareil photo à la main, pour essayer de profiter de tout point de vue sympathique sous ces couleurs hivernales.

Hélas, peu de clichés parviennent, au final, à retranscrire cette ambiance agréable.


La rue du Château, presque brûlée par le soleil


Libérée de ses chaînes, la ville a surgi et crû comme un champignon


Un arbre, encore. Oui, je sais, c'est une manie...

A la fin de ce premier tour de piste, je pars en sens inverse, pour varier les plaisirs. Et c'est sur cette même rue du Château que je croise, fidèles habitués, Christian et Nicole, un couple d'amis tous deux vêtus, aujourd'hui, de leur coupe-vent du marathon de La Rochelle.

Christian, membre du Comité Directeur, en charge du contrôle, de l'Equipe TUROOM, organisatrice du Raid 28, est désespérément incorruptible. Impossible d'obtenir de lui le moindre renseignement, la moindre bribe d'information au sujet de la course qui va occuper une soixantaine d'équipes pendant dix-huit heures le weekend prochain, sur 80 km entre Eure et Loire, Yvelines et Essonne. Il faudra donc bel et bien patienter jusqu'au 14 pour connaître les lieux de départ et d'arrivée du Raid, et jusqu'au 19 pour obtenir la feuille de route et découvrir les surprises que ces fous furieux nous ont réservées.

Arrivés à l'aplomb des jardins familiaux, nous tombons sur mon père, venu lui aussi faire quelques tours. Cest donc à quatre que nous entamons ce qui sera, pour Christian et Nicole, comme pour moi, le dernier tour, mon père continuant quelque temps encore.

Je décide, pour rompre la monotonie des retours habituels (long par Gometz le Châtel ou court par Mondétour) de couper à travers les Ulis pour constater l'impact des différents chantiers de rénovation urbaine (nouvelle piscine, réhabilitation du centre-ville et construction de maisons individuelles et petits immeubles d'habitat collectif sur les dernières réserves foncières de la commune.


Le cimetière des chariots bleus


Le Parc Urbain, au niveau de la nouvelle piscine


Au Parc Nord, derrière la résidence où j'ai vécu seize ans et où habitent toujours Kloug et Damodile, la vigne des Ulis


Au Parc Nord, toujours, l'île aux oiseaux


Visiblement blessé, un oiseau comme évadé de son île


Un joli parc incrusté dans la ville


Seule occasion d'observer tant de lumière au sol dans cette végétation si dense le reste de l'année

Redescendu dans la vallée de Chevreuse, à Bures, j'emprunte le chemin, parmi les plus courts, qui m'amène, au dessus de la voie du RER B, dans le vaste domaine de l'Université Paris XI, avant de remonter, pour un baroud d'honneur et un peu de dénivelé, sur le plateau du Moulon.


Promis, je ne touche à rien


Au coeur de la Fac d'Orsay. On a connu pire environnement


Tous les arbres montent au ciel, chacun son style

Je redescends ensuite en reprenant le sentier de petite randonnée qui longe quelques ruches le long de la RN 118, avant de rentrer au bercail pour de bon après 2h38' de sortie tranquille, pour un peu plus de 23 km et 50 m de D+. Si les conditions se maintiennent jusqu'au weekend prochain, le Raid 28 pourrait être tout aussi clément que ces deux dernières années. Mais rien n'est moins sûr...

à+

L'Castor Junior