Pour ma part, je compte sur NoNo l'escargot et Girlay, venus du département premier, pour rejoindre le retrait des dossards et la pasta party dès le samedi soir.

Les retrouvailles à Lyon Part-Dieu se déroulent parfaitement, grâce à un conducteur de TGV émérite qui a réussi à plus que rattraper les cinq bonnes minutes de retard enregistrées à Massy. Je succombe même, à la terrase de l'A Café, à la tentation de NoNo : un beau morceau de pain au chocolat dont je ferais pourtant mieux de me passer pour retrouver un peu d'allure...


Malgré, ou à cause du GPS de Girlay, la sortie de Lyon est... épique

Arrivés dans des terres que Mathias connaît forcément bien (nous traversons Bourg-Argental sur le chemin), nous nous mettons en quête du point de retrait des dossards. Sur la place de l'église, j'aperçois Samia, de Mondeville Trail Aventure, qui nous indique la direction du gymnase.

Nous y rencontrons Benoît Laval et Alexandra Rousset, ainsi que quelques coureurs, dont Franck et Christelle, les beau-frère et belle-soeur de NoNo.

C'est Arno_SMAG, accompagné de sa chère et tendre, qui me remet mon dossard et le chouette TS ML Raidlight qui l'accompagne. Super, c'est aussi à lui que j'avais prévu de remettre mon inscription à SMAG pour cette saison. Il m'accompagne au PC Course, où les uns et les autres tentent de régler des soucis de gestion automatisée des dossards, pour me présenter à mes nouveaux compagnons de jeu. Je discute en particulier avec Cyril, qui habite et travaille juste au dessus de chez moi, en région parisienne, et avec qui je serais ravi d'organiser la sortie SMAG prévue fin mars en Vallée de Chevreuse.

Je jette également un oeil à la boutique Raidlight installée sur place, et écoute les conseils avisés d'Arnaud puis Benoît quant au matériel, notamment tenue chaude et sacs de couchage, dont j'aurai besoin pour l'Annapurna Mandala Trail. Mais il se fait tard, et Mustang, déjà arrivé avec ses collègues normands, me prévient qu'ils ont déjà commencé à manger à la "pasta party" qui consiste en fait en un repas offert dans un café-restaurant du centre du village. Pour ne pas les faire attendre, mais aussi parce que je préfère mûrir un peu mon choix de matériel, nous plions bagages et retournons sur la place de l'église où le Lutin, à l'oeil exercé, a reconnu la voiture de NoNo et nous accueille avec son gros calibre : un reflex numérique Canon de bien belle facture.

Les présentations sont à peine faites que Mathias et La Souris débarquent à leur tour, toujours sous les flashes crépitants du Lutin. Nous nous mettons à table, mais Mathias, La Souris, Girlay et moi sommes séparés du gros de la troupe constituée par ailleurs des sept Normands (Mustang, -loulou-, le Lutin d'Ecouves, Raymond, riah50, la mouette et un petit jeune dont j'ai oublié le pseudo) et les deux parigots que sont le Lombric et JCDuss.

A peine entré dans le petit troquet, je tombe sur Fabien Hobléa, dont j'avais fait la connaissance sur mon premier 24 heures à Saint Doulchard en 2006, avant de le retrouver à la Saintélyon la même année puis aux 6 heures Off du Marmotton au Bourget du lac en février 2007.

Il ignore évidemment que j'ai largement réduit mon entraînement, et me demande si nous nous retrouverons à Brives début mai pour les Championnats de France de 24 heures. Je lui avoue que je ne me sens pas capable, en ce moment du moins, d'améliorer ma marque de 2006, et que, de toute façon, l'Annapurna Mandala Trail m'occupera bien assez fin avril pour m'empêcher d'aller tourner à Brive.

Je suis ravi de le revoir cependant, et je lui souhaite bonne chance, car même lui, qui a brillé aux Championnats du Monde 2007 à Drummondville au Canada en décrochant, à près de 250 km, une formidable cinquième place, devra bien figurer aux Championnats de France pour pouvoir être de nouveau sélectionné. D'après lui, approcher les 250 pourrait d'ailleurs bien constituer le nouveau critère de sélection en 2008. Ca laisse songeur...

Je le salue en lui souhaitant le meilleur pour demain, et rejoins mes amis kikoureurs à table.


Ben alors, que t'arrive-t-il mon Lutin ?

La Souris nous offre de quoi nous désaltérer (ah, les vertus de diététique du sport de la bière...) puis nous engloutissons les pâtes préparées pour l'occasion, avant de régler l'ardoise (marrant au passage de voir que cette "pasta" coûte trois euros de moins en réglant au bar qu'auprès de l'organisation...)

Nous filons ensuite vers Saint-Genest-Malifaux pour trouver, dans une atmosphère où règne une forte odeur de purin (beurk !), de jolis petits chalets réservés pour nous par Mustang.

Mathias et La Souris, qui veulent tester les duvets qu'ils ont achetés pour l'AMT en conditions réelles, installent une tente de raid sur la terrasse, dans laquelle ils entendent passer cette nuit où les températures sont annoncées largement sous les -10°C. Brrrrr...


Vous avez froid les amis ?


Allez, souffle Mathias, souffle !


Tout habillée, la Souris semble apprécier le confort de la tente 

Mais avant de filer sous la tente, ils me font essayer chacun son sac. Etonnamment, la taille S du Valandré Lafayette qu'a acheté La Souris semble m'aller. Et quel confort ! Le Valandré Mirage de Mathias semble effectivement plus léger. Cyril Quétier, dans ses excursions népalaises, y ajoutait systématiquement un Thermolite Reactor pour grapiller quelques degrés supplémentaires, réduisant ainsi l'avantage essentiel du Mirage : le poids faible. Pour ma part, j'hésite encore, même si le Lafayette apparaît incontestablement comme du superbe matériel. Il faudra tout de même que je finisse par me décider...

En attendant, il est grand temps de se reposer un peu avant la coursette de demain. On ne sait si nos amis qui découchent seront totalement frigorifiés demain au réveil, mais nous, occupants du chalet, profitons allègrement de notre petit nid douillet. Le réveil étant prévu à 6h00 dimanche, la nuit ne sera de toute façon pas si longue.


Le Lombric essaie un duvet de la collection automne/hiver 2008 de Kenzo, avec de fort jolies fleurs imprimées...

Dès le réveil, nous nous précipitons sur la terrasse pour constater les dégâts. Finalement, la nuit a été fraîche, comme annoncé, mais chacun des duvets a semble-t-il rempli son office. Bon à savoir pour notre coursette au Népal au mois d'avril...


La chenille sort de son cocon et entame directement sa mue

Une fois tout le monde préparé, nous rejoignons le reste de la bande dans un chalet voisin, où nous pouvons prendre un petit déjeuner en commun. C'est l'occasion, enfin, de discuter et faire plus ample connaissance avec nos amis.

Les Normands sont, à n'en pas douter, de sacrés loustics, mêlant humour et bonne humeur à des performances sportives de très bon niveau. Je savais le Mustansg très fort, mais, pour des gens qui étaient dans l'Orne hier, il m'est d'avis que l'air d'Alençon et sa région présente des caractéristiques exceptionnelles...


Le Lutin déguste, devant témoins, le pain d'épices que lui a préparé sa Josette

Après ce petit déjeuner roboratif (pour ma part, j'en ai profité pour finir le pain d'épices maison préparé spécialement pour le Raid 28 la semaine précédente), nous regagnons nos pénates pour nous mettre en tenue de course. Difficile de se décider, car la très belle nuit a tenu ses promesses en nous offrant des températures largement négatives au réveil (-11°C au thermomètre de la voiture du Lombric), mais le beau temps qui devrait se maintenir toute la journée devrait singulièrement réchauffer l'atmosphère.

Pour ma part, je partirai finalament avec mon collant Gore Thermo, un sous-vêtement Craft Pro Zero avec col roulé zippé et mon TS ML Kikouroù by Raidlight. Le Buff Kikouroù fera office de bonnet, et les gants Gore devraient être largement supportables et m'éviter des engelures. Enfin, par précaution, les mini-guêtres Raidlight viendront coiffer mes chaussures dédiées aux trails hivernaux, les New Balance 921.

J'espérais pouvoir prendre mon simple porte-bidons Salomon, mais la nécessité de transporter sifflet, couverture de survie et tutti quanti m'incite à prendre mon sac à doc Lafuma Active Trail 11, heureusement plutôt léger et très compressible.

Côté boisson, je pars avec un litre et demi de Volvic dans la poche à eau Raidlight de trois litres que j'ai achetée en vue de mes futures longues courses. Trois barres Aptonia complèteront le dispositif et permettront de lutter efficacement contre d'éventuels coups de barre (j'ai en mémoire, forcément, le dernier Raid 28, où j'ai connu des moments difficiles en raison vraisemblablement d'une belle hypoglycémie).

Arrivés au gymnase de départ, noir de monde, nous trouvons rapidement nos amis Kikoureurs, comme (j'en oublie forcément) thunder, totote01 et golum, NoNo l'escargot, Colimaçon et flapi38. totote01 et golum me font remarquer gentiment que j'ai quelque peu forci des cuisses. Heureusement, ils n'ont pas vu mon bide...

Chacun met la dernière touche à son matériel, et se prépare à entrer dans l'arène. Les trois courses (33 km, 22 km individuel et 22 km relais Inov'8) partent à 9h00. Le temps, très beau mais encore un peu frais, permet d'observer un éventail assez large de tenues, depuis le cuissard court avec un TS léger jusqu'au collant bien chaud et aux trois couches de vêtements sur le haut du corps.


Il n'est pas beau le Lutin avec son joli iPod Shuffle rose ?

La course

A 9h06, alors que je m'échine à faire communiquer mon Polar RS800 avec le capteur G3 dont je viens de changer la pile, le départ est donné. Tant pis pour les infos de vitesse du Polar, je me contenterai de celles, tout aussi précises, de mon Forerunner 205.

Dans les premiers hectomètres qui nous font traverser Marlhes, je double la bande de Mondeville Trail Aventure et de la Mauritanienne Race 200, malheureusement annulée cette année suite aux évènements douloureux de fin 2007. Jean-Claude Blum et Patrick Caillault sont certainement déjà devant, comme Agnès certainement, mais je peux saluer avec plaisir Pascal, le speaker, Jean-Pierre Delhôtal et Samia, tandis que j'aperçois, sur le bord de la route, Martine Napolitano, que je salue bruyamment.

Je prends ensuite un rythme de croisière, mais je dois déjà être dans le ventre très mou du peloton. De toute façon, une semaine après le Raid 28, épreuve au (très) long cours, où j'ai déjà souffert en étant le poids mort de l'équipe, je n'espère pas vraiment briller aujourd'hui. Aller au bout et, si possible, sous les quatre heures, afin de ne pas louper mon train de retour, sera déjà une heureuse surprise.

Assez rapidement, Raymond, qui m'annonce pourtant être blessé (une aponévroiste plantaire semble-t-il), me dépose littéralement. Quelle santé ces Normands !

Peu avant Saint Régis du Coin, où se trouvent le ravitaillement et la séparation entre les deux circuits, c'est au tour de Mathias et golum de me dépasser. Je ne reprends golum qu'à la faveur de la montée finale vers le bourg, où je sais qu'inscrit sur le 22 km, il mettra le clignotant.

Je continue avec un de ses amis que j'abandonne lorsque je décide de ne pas marquer l'arrêt au ravitaillement. La montée se poursuit vers Gimel, avec, parfois, des passages rendus glissants par une fine couche de glace particulièrement traître. Je surprends, dès la première montée, un couple de coureurs dont le mari a entrepris d'aider sa chère et tendre en la délestant de son sac à dos. J'avais déjà vu ça au Tour des Glaciers de la Vanoise, et cette façon de tricher à la marge me choque tout autant ici que là-bas.

Au point culminant qui domine Gimel, un panorama magnifique se dévoile sous nos yeux sur la chaîne des Puys. Je me décide donc à sortir l'appareil photo et, finalement, à le garder en main pour le reste de la course, afin de rester à l'affût de nouvelles surprises agréables.


Premier point de vue sur la chaîne des Puys parfaitement dégagée


Je serais bien en peine de les citer, mais de vieux géants s'offrent à notre vue

Le parcours se poursuit dans des décors charmants, en forêt le plus souvent, avec parfois des passages détonnants, comme ces zones franchement boueuses ou encore recouvertes de neige ou de glace.


Petit passage sur pilotis après Gimel

Dans la descente suivante, j'aperçois Alexandra, bénévole parmi d'autres sur cette course joliment organisée, avec notamment un balisage d'excellente facture à la peinture dégradable.


Encore un peu de glace dans cette descente que contrôle Alexandra, dans son pull rose


Le retour dans la forêt marqué par cette Croix de Caille

La montée qui s'ensuit est rude, qui nous emmène vers le point culminant du parcours aux alentours de 1300 m d'altitude. Comme la plupart des coureurs autour de moi, je marche. J'entends derrière moi un souffle puissant, reconnaissable entre tous : Werner Schweizer, grand monsieur de la montagne, capable d'enchaîner certaines années l'UTMB dans des temps qui raviraient la plupart des Seniors avec la Grande Traversée des Alpes, me rattrape. Je ne peux m'empêcher de penser que, n'était-ce cette sale maladie qui l'a touché l'an dernier, il serait, déjà, loin devant moi.


La magie du flou

En lisière de forêt, un petit papillon accroché à une clôture nous recommande de profiter du spectacle : "Lève la tête : les Alpes". La publicité n'est pas mensongère, avec un panorama splendide sur tout le massif alpin. Là encore, la pause photo s'impose.


Panorama sur le massif alpin

Le chemin se poursuit ensuite vers Saint Régis, dans une longue descente qui emprunte, sur la fin, le chemin pris au début de cette boucle réservée aux coureurs du 33 km.


Retour vers Saint Régis

A l'approche du village, un des coureurs qui me précède se met à jurer très fort, mais je ne parviens pas à en déterminer la raison. Il me faudra passer exactement là où il est passé, en me méfiant pourtant de tout caillou un peu traître, pour comprendre qu'il avait dû se frotter à un de ces cailloux recouverts d'une pellicule de glace. Si lui a évité la chute, je me retrouve pour ma part les quatre fers en l'air, avec heureusement bien plus de peur que de mal. Je n'ose imaginer la course entièrement dans la neige comme l'an dernier.

Arrivé au ravitaillement, je suis surpris de retrouver le Lutin d'Ecouves, que je pensais être bien loin devant moi. J'en profite pour le morigéner gentiment, tout en buvant un verre de coca au passage, avant de prendre la poudre d'escampette et d'aborder ce dernier tiers du parcours.


L'église de Saint Régis


Le Lutin au ravitaillement

Le Lutin me rattrape toutefois rapidement dans la descente, dans un passage particulièrement boueux où, sans doute lassé par la boue rencontrée sur le Raid 28, j'avance comme une vierge effarouchée qui redouterait de salir ses souliers de vair. Nous allons tout de même faire quelques kilomètres ensemble, jusqu'à ce que je lâche prise définitivement.


Passage agréable dans l'herbe sèche


Petit retour en arrière sur un contraste saisissant


Le Lutin me précède à l'approche d'un de ces arbres dénudés que j'affectionne tant


Aux abords d'une petite ferme


Le Lutin : l'homme qui murmurait à l'oreille des vaches


De faux airs de lande en hiver


La variété des décors contribue au charme de ce trail


Et ça monte, encore et toujours

Je laisse bientôt le Lutin voler vers l'arrivée, tandis qu'il nous reste une dernière petite côte avant la descente finale. C'est dans ce dernier raidillon, après un sympathique ravitaillement impromptu où je me régale d'un abricot sec, que je vais commencer à être perclus de crampes aux mollets, malgré une hydratation qui m'apparaît largement suffisante. Je pense que le Raid 28 et la chute de tout à l'heure en sont les principaux responsables.

Ca me met en rage, car c'est le moment où Werner, que j'ai dû redépasser auparavant, me rejoint de nouveau, avec son souffle caractéristique. J'aimerais tant finir à ses côtés. Mais mes douleurs sont trop fortes et m'en empêchent totalement.


Le début de la dernière longue montée


Werner me redépasse

Arrivé au sommet de cette dernière butte, je sais qu'il ne me reste plus que cinq kilomètres, essentiellement en descente. Ca devrait être des plus facile, mais les crampes se font de plus en plus fortes, et j'envisage dès lors de terminer en marchant. La frustration est terrible. Je demande, aux coureurs qui me dépassent si l'un d'eux n'aurait pas un cachet de Sporténine, mais il n'y a pas de miracle.


Cette croix, à cinq kilomètres de l'arrivée, marquera le début de mon calvaire

A défaut de miracle, j'entends une voix qui crie mon nom. Je me retourne pour trouver une jeune fille blonde au loin, et je pense à NoNo l'escargot, et me dis que je vais peut-être pouvoir la rejoindre pour franchir la ligne d'arrivée avec elle. Mais, le parcours n'allant pas dans la direction d'où m'appelait cette personne, je comprends mon erreur : il s'agissait de totote01, quelques kilomètres derrière moi.

Interpellé par un coureur qui me demande mon pseudo sur Kikouroù, je fais la connaissance de Yurik, qui assistera à mon second, et plus douloureux, gadin. Me prenant le pied dans une racine, je m'étale en effet de tout mon saoul, déchirant au passage un de mes gants que j'étrennais aujourd'hui. Ce simple fait, anodin s'il en est, m'irrite pourtant au plus au point, d'autant que la chute a réveillé ces fichues crampes qui semblaient m'avoir peu à peu laissé tranquille.

Je me remets néanmoins en marche, et parviens finalement à gagner le bourg de Marlhes et à franchir la ligne d'arrivée en 3h38', à la 160ème place des 300 coureurs au départ. Bien piètre performance, mais je redoutais bien pire encore au vu de ma condition du moment.

Avant la ligne, golum, Mathias, La Souris, Colimaçon, NoNo l'escargot, le Lombric et le Lutin m'acclament, et, dans le gymnase, Martine Napolitano m'aperçoit et m'embrasse, me demandant des nouvelles de mon père et s'enquérant de savoir si nous avons bien reçu son petit cadeau de Noël : le DVD de l'édition 2007 de la Mauritanienne Race 200, dont on espère qu'il ne s'agira pas de la dernière.

Après un ravitaillement sommaire, je confie mon sac à dos à thunder et file profiter d'une douche bien chaude, tellement chaude d'ailleurs que l'on se croit dans un sauna lorsqu'on franchit la porte du vestiaire. Les crampes font, hélas, de nouveau leurs basses oeuvres, et je dois donner un spectacle affligeant à mes voisins.

Heureusement, les pires choses, comme les meilleures, ont une fin, et je parviens à me rhabiller sans assistance, et à rejoindre les copains pour aller déguster la tartiflette géante offerte par l'organisation. Quel bonheur, au passage, que ce bon vieux plat traditionnel après cet effort.

Je suis heureux des performances des uns et des autres, sur le 22 comme sur le 33 km. NoNo l'escargot, notamment, a fait un temps plus que correct sur son circuit, et devra bientôt songer à se rebaptiser. Patrick et Jean-Claude, de Mondeville Trail Aventure, tout comme Fabien Hobléa, ont fait d'excellentes performances. Laurent, UFO, dont j'avais aperçu la présence sur la liste des inscrits, vient me saluer et m'annonce, comme je m'en doutais, qu'il a lui aussi brillé.

Seul Mustang manque à l'appel. Le bonhomme, à qui son médecin avait pourtant fortement déconseillé de courir, s'est malgré tout élancé ce matin, et sur le 33 km, bien sûr.

Il mettra finalement plus de cinq heures pour boucler le parcours, et devra être pris en charge, heureusement sans gravité, par les médecins.


Le Mustang à son arrivée, avant qu'il ne tourne un peu de l'oeil

Je profite de la présence de flapi38, qui doit lui aussi se rendre sur Lyon vers 17h00, pour organiser mon rapatriement sur la Capitale des Gaules au plus tôt, après avoir, non sans quelques anicroches, rassemblé toutes mes affaires. Le trajet en voiture fournit l'occasion de discuter de tout un tas de sujets passionnants,

Le retour en TGV sur Massy est appréciable, dans une voiture à moitié vide, et je me retrouve à la maison dès 19h30, n'ayant même pas l'impression d'avoir passé ce weekend à quelques centaines de kilomètres de la maison. Mieux, les crampes et douleurs ont totalement disparu, comme si je m'étais en fait économisé sur cette course.

On attendra demain et les jours qui viennent pour le vérifier...